CAMILLE SERME (SQUASH) : "Sur les réseaux sociaux, j'essaye d'être vraie""


CAMILLE SERME

4e joueuse mondiale

6 fois championne d'Europe (entre 2010 et 2017)

Championne d'Europe par équipes 2019

FACEBOOK : 10 798 fans

INSTAGRAM : 13 623 abonnés

TWITTER : 3 261 abonnés 


Quel est le premier réseau social sur lequel vous avez communiqué ?

Le premier, ça a dû être Facebook. C'était à l'époque du lycée. Je n'ai pas tout de suite créé ma page athlète mais mon entraîneur (Ndlr : Philippe Signoret) m'a conseillé de le faire. Il voyait que cela prenait de l'importance pour les sponsors. 

 

Combien de comptes avez-vous aujourd'hui ?

Trois avec Facebook. Je me suis fait toute seule mon profil Twitter parce que ça me permet de prendre des infos brutes. Je regarde pas mal l'actualité du squash, je communique avec certains athlètes français et j'aime bien m'informer en suivant des médias comme Le Monde. Je fais principalement des retweets.

Instagram, c'est venu en 2014. A la base, c'était parce que je suis passionnée par la photographie et je trouvais ça super pour l'image. Au début, j'avais un compte privé, je mettais tout et n'importe quoi. Quand j'ai décidé de le rendre public, j'ai été beaucoup plus professionnelle dans ma communication.

Vous jouissez de grosses communautés (+ de 10 000 abonnés) sur Facebook et Instagram. Comment vous adressez-vous à elle ?

Je ne m'en rends pas trop compte en fait. J'essaye de parler de mes résultats, de mon quotidien... Mais je sais que les gens aiment bien quand on parle aussi de sa vie personnelle. Ma photo de mariage l'année dernière, c'est, de loin, celle qui a été la plus likée. Je ne veux pas que ce soit trop people mais du coup, je partage aussi un peu de ma vie privée.  De mon côté, j'essaye de liker les commentaires et de répondre. J'aime bien. 

 

"Pour mes proches, le réseau social, ce sera parfois leur première source d'info !"

 

Vous faites-vous aider pour animer vos pages ?

Oui, un peu. Mon entraîneur m'aide pour la page Facebook. C'est lui qui va mettre mon post sur ma page quand je n'ai pas de connexion et que je ne peux pas le faire moi-même. Mais il ne mettra jamais quelque chose sans me demander.

 

Mais pourquoi ne pas attendre d'avoir un peu de temps et une connexion pour faire le post vous-même ?

Parce que les gens aiment bien avoir l'info tout de suite. Il faut être réactif sur les réseaux sociaux. Pour mes proches, le réseau social, ce sera parfois leur première source d'info ! Et puis, même pour les sponsors, c'est mieux. J'ai pris l'habitude de donner des nouvelles rapidement.

 

Justement, vos sponsors exigent-ils que vous communiquiez sur vos réseaux sociaux ?

Oui, certains sponsors l'ont spécifié dans le contrat que nous avons co-signé. Par exemple, Stimium demande à ce que je fasse un post quand ils sortent un nouveau produit notamment. Mais ils ne sont pas non plus là à surveiller mes comptes 24h sur 24. Ils ne sont pas embêtants.

 

Que vous apportent les réseaux sociaux pour votre carrière ?

Ca m'amène de nouveaux sponsors ! Des gens m'ont déjà contactée directement sur mon profil pour me faire une proposition.

Et puis, ça permet de communiquer sur notre vie d'athlète, de montrer à quoi ressemble notre quotidien, comment on s'entraîne.  

Combien de temps, selon vous, passez-vous sur vos réseaux sociaux ?

On devient addict ! Tous les soirs, au moment du coucher, on passe dix minutes, un quart d'heure sur nos smartphones, mon mari et moi. C'est un peu le piège. 

 

Vous arrive-t-il d'avoir des messages de haters ?

Non, pas de haters... (elle réfléchit) ou alors, je ne les vois pas. Par contre, j'ai parfois des messages privés de mecs qui peuvent être lourds. Il m'est arrivé d'en bloquer un ou deux. Mais dans l'ensemble, ça va, les gens sont plutôt sympas.

 

Quels conseils donneriez-vous aux sportifs qui sont sur les réseaux sociaux ? 

Alimenter ses comptes, ça peut vraiment nous aider dans notre carrière, attirer des sponsors. Je pense qu'il faut se livrer un peu, dire ce que l'on a ressenti. Les gens aiment l'honnêteté. J'essaye d'être vraie. Il ne faut pas hésiter à montrer les bons moments comme les moins bons. Même dans la défaite, je reste positive et je crois que les gens apprécient. 

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