PHILIPPE CHARDIGNY (BV Sport) : "L'ambassadeur parfait doit être performant et adhérer à nos produits"

En contrat avec clubs, fédérations (athlétisme, football, volley-ball, randonnée...) et équipes cyclistes (AG2R LaMondiale, Cofidis), la marque française BV Sport, basée à Saint-Etienne, équipe également de grands champions en handball, course à pied et trail. C'est d'ailleurs grâce à ses ambassadeurs que ce fabricant de chaussettes de contention a su se faire connaître. Aujourd'hui numéro 1 européen dans son secteur, BV Sport continue de s'appuyer sur une communauté de sportifs pros ou amateurs pour asseoir sa marque. Comment choisit-elle ses ambassadeurs ? Quel contrat passe-t-elle avec eux ?

 

Eléments de réponse avec Philippe CHARDIGNY, directeur sport performance chez BV Sport, en exclusivité pour Bonne Image.

Philippe Chardigny (à gauche) avec un athlète BV Sport - Photo BV Sport
Philippe Chardigny (à gauche) avec un athlète BV Sport - Photo BV Sport

Comment BV Sport s'est imposé dans le trail ?

 

Philippe CHARDIGNY.  Quand nous sommes arrivés dans le milieu du trail en 2004, les coureurs étaient habitués à porter des socquettes et nous, on leur présentait des chaussettes que portaient les papies et les mamies, il a fallu convaincre ! Nous n'avions pas beaucoup de moyens de communication et il nous a paru vite évident qu'il fallait utiliser l'image des meilleurs trailers pour faire connaître nos chaussettes. On a signé un partenariat avec Dawa Sherpa et Christophe Jaquerod, deux des meilleurs ultra-trailers à cette époque. C'était uniquement de la dotation. De fil en aiguille, par mimétisme, les trailers ont commencé à utiliser les chaussettes et à se familiariser avec la compression.

 

"On leur présentait des chaussettes que portaient les papies et les mamies,

il a fallu convaincre !

 

Vous avez signé d'autres athlètes depuis...

 

P.C. On a rencontré Antoine De Wilde en 2010. C'était pour nous le prototype de l'athlète parfait : il performe, il est beau gosse et il sait communiquer. On lui a fait essayer nos produits pendant trois à quatre semaines. C'était très important qu'il adhère pour être le meilleur ambassadeur possible et c'est ce qui s'est passé. Aujourd'hui, on fonctionne encore comme ça. Quand on a signé avec Nicolas Martin, il a d'abord essayé les chaussettes avant de dire oui. Pour nous, c'était l'ambassadeur parfait parce que c'est une tête d'affiche et qu'il communique bien. 

 

Si l'on devait résumer en quelques mots vos critères de sélection d'un ambassadeur ?

 

P.C. Il faut qu'il soit performant même si on sait très bien que ce ne sont pas des robots et qu'ils ne peuvent  pas être au top tous les jours. Et on souhaite qu'il adhère à nos produits en les portant. 

 

Quel type de contrat passez-vous avec eux ?

P.C. Dans la majorité des cas, ce sont des dotations. On fait signer très peu d'athlètes de haut niveau. Dans le cas d'Allison Pineau, ambassadrice hand (Ndlr : championne du monde de handball), c'est elle qui nous a contactés parce qu'elle était déjà utilisatrice de nos produits. On lui remet une dotation. 

Allison Pineau (à droite) avec ses chaussettes BV Sport - Photo Instagram
Allison Pineau (à droite) avec ses chaussettes BV Sport - Photo Instagram

Parmi vos ambassadeurs, vous comptez aussi des influenceuses...

 

P.C. Oui, il y a deux ans, on voulait lancer une gamme femmes et on a créé le programme WE THE WOMAN. On a voulu créer une vraie communauté de femmes sportives sur les réseaux sociaux. On voulait des gens authentiques, avec qui on pouvait réellement échanger sur les produits. On a organisé des séances de testing et des rendez-vous pour créer une cohésion entre ambassadrices. On a des femmes rugbywomen, triathlètes, professeur de yoga... On a cherché des personnes qui collaient vraiment à notre image. Ce sont plutôt des micro-influenceuses car on voulait de l'interactivité et qu'elles ne soient pas trop sollicitées par d'autres marques. 

 

Quel est le contrat passé avec elles ?

P.C. En échange de dotations, on leur demande une exclusivité sur la partie chaussettes de compression, on leur demande de porter nos produits régulièrement en compétition, d'en parler, de nous tagguer, d'utiliser des mots-clés. On leur demande d'être disponible au moins une fois par an pour la marque. 

 

"Nous aimerions travailler avec davantage d'hommes influenceurs"

 

Quel sont vos prochains objectifs ?

 

P.C. Nous allons renouveler notre communauté cet été. Nous aimerions travailler avec davantage d'hommes influenceurs. On se développe à l'international. Nous sommes déjà bien installés en Espagne et en Italie et on va vers la Belgique.

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